tél. : 04 94 30 03 13

Coup de chapeau pour le dynamisme du réseau des AMAP44

La Loire Atlantique a crée par essaimage 114 AMAP dans le département depuis 9 ans.
Le collectif « CREER des AMAP » s’est réuni lundi 15 avril 2013, 30 participants dont 4 maraichers ici le compte rendu

Malgré son caractère incomplet (47 producteurs/150 et 47 AMAPs distinctes/110) la rencontre a débuté  par une lecture collective des résultats partiels de l’enquête, uniquement sur les questions qui peuvent concerner la communication et la création de nouvelles AMAPs.
Plusieurs éléments clés peuvent ainsi être soulignés

  • Situation globalement stable pour les producteurs en termes de nombres de paniers et chiffre d’affaire
  • Si elle est stable la situation correspond en revanche à des difficultés économiques sur plus de la moitié des AMAPs (manque de mangeurs), légumes et hors légumes.
  • La moitié ont des listes d’attente (mais très peu étoffées)
  • Idéalement les producteurs souhaiteraient fonctionner avec plus d’AMAPs (on comptabilise 20 AMAPs supplémentaires rien que pour les légumes)
  • 10 AMAPs (sur 47 réponses) indiquent qu’une nouvelle AMAP proche ne serait pas un problème

Ces éléments sont tout à fait cohérents avec l’enquête 2012 avec néanmoins une légère amélioration de la situation globale.
En complément quelques autres constats ont été faits autour de la réunion

  • Succès auprès du public lors de plusieurs participations à des réunions publiques, salons et évènements
  • Forte amélioration de la fréquentation du site, en particulier de la rubrique « Rejoindre une AMAP », notamment entre sept et novembre 2012

Les échanges et débats

Les producteurs partagent les mêmes constats d’une tendance à la baisse des paniers, surtout dans les AMAPs périphériques ou rurales. Là les nouvelles AMAPs ont provoqué des baisses dans les AMAPs autour, et ces AMAPs n’ont pas retrouvé leur équilibre.
Les cas de dissensions internes ou de manque d’implication des coordinateurs au sein de certaines AMAPs génèrent des pertes de mangeurs qui mettent en péril certaines AMAPs.
Il faut être très prudent avec les nouvelles AMAPs, car si elles mangent les autres tout le monde sera perdant. Les situations de concurrence de plus en plus forte entre AMAPs proches sont également inquiétantes.
Le constat est donc partagé sur le fait que l’enjeu est donc avant tout d’attirer de nouveaux mangeurs vers les AMAPs.

Divers retours d’expériences ont été partagés également

  • Certaines AMAPs peuvent se permettre d’accepter de nouveaux contrats légumes en cours de route, ce qui est très pratique
  • L’importance des coordinateurs est centrale pour le nombre de contrats renouvelés, le coordinateur a un rôle prescripteur, et une action passive du coordinateur peut vite mettre en péril une AMAP.
  • Pour certaines AMAPs le site Internet joue un rôle essentiel mais ce n’est pas le seul canal et le travail de terrain (commerces, écoles, tractage, magazines municipaux) a une efficacité très forte. Il faut se faire connaître dans le quartier.
  • Beaucoup ressentent la nécessité de « se réinvestir » et donc également de communiquer au sein des AMAPs ou vers les AMAPs existantes pour se remobiliser sur les projets.
  • Des actions de communication internes mises en place (feuille de choux, informations hebdomadaires du producteur, envoyer des photos de ce qui se passe dans les champs) ont apporté de très bon retours de la part des mangeurs qui vivent mieux la relation de partenariat.
  • La mise en place d’un contrat annuel est vraiment la bienvenue car elle diminue fortement la lourdeur des renouvellements et le côté « saison A c’est bien, saison B je m’abstiens »
  • Le renouvellement des contrats en mai évite les éventuels opportunismes d’attendre septembre pour ne pas avoir à gérer les vacances
  • L’AMAP de Mazerolles a un retour d’expérience un peu particulier. Un coordinateur dédié au placement des paniers de vacances ou de ceux qui ne peuvent pas pendant une semaine donnée. Cela permet d’avoir  un vivier d’AMAPiens potentiels qui « goûtent » ainsi au système de temps en temps et restent mobilisés.
  • Trouver quelqu’un pour prendre son panier d’été est également efficace pour connaître le concept à de futurs mangeurs.
  • Tout le monde constate que les listes d’attente sont un problème. Quant elles existent au moment de contacter il est rare que les personnes soient encore intéressées, 75% de la liste s’évapore. Plusieurs AMAPs font donc la démarche d’impliquer rapidement et concrètement toute personne qui contacte l’AMAP et est potentiellement intéressée.
  • L’effet de la crise semble également important, surtout dans les quartiers plus défavorisés. Les prévisions de renouvellement y sont très basses.
  • L’un des motif les plus souvent évoqué pour les familles qui ne renouvellement est le sentiment de prendre les risques avec le système AMAP, sans les bénéfices : on y passe du temps, on a pas le choix, on est solidaire en cas de problème, on est engagé, on paye à l’avance, sans forcément que les contreparties soient ressenties.
  • Le manque d’échanges InterAMAP sur ce que vivent chaque AMAP, est également vécu par des AMAPs qui se sentent isolées, manquent de points de repères, ce qui peut contribuer à de la démotivation.
  • Le barbeucue convicial d’accueil des nouveaux AMAPiens, financé par une cotisation solide des mangeurs (10€ par an) pour acheter des produits des producteurs donne également un retour très très positif (on explique le fonctionnement, les valeurs, découverte des autres produits)
  • Retours également de participation à des évènements avec la mini-ferme ou encore le panier type, ont donné des résultats étonnants, notamment pour le Poisson, dans certains cas les coordinateurs se sont retrouvés à signer les contrats directement sur le stand.
  • Les AMAPs d’entreprise laissent une impression mitigée. Risquées pour certains car trop renfermées, une bonne piste pour d’autres ou un bon relais pour le développement des AMAPs. ( 4 AMAP d’entreprise actuellement )
  • Retour également des AMAPs du canton de la Chapelle/Erdre qui se sont regroupées localement pour mener des actions média communes comme le « collectif pour une alimentation saine ».

Le sentiment enfin que le AMAPs ne sont pas si connues que ça, que les idées reçues sont toujours les mêmes, que ça ne parle toujours pas à tout le monde et surtout qu’il y a toujours un très gros potentiel de nouveaux mangeurs, si on va les chercher.

Idées d’actions, pistes de travail et organisation

  • Sur le plan évènementiel, l’organisation de conférences, débats ne sont pas forcément vus comme la façon la plus efficace de s’adresser à de nouveaux mangeurs, car ces évènements attirent un public averti. Et donc déjà en AMAP.
  • La présence la plus forte possible au sein des évènements grands publics est en revanche vue comme très efficace. Plusieurs opportunités proches semblent ratées. D’autres évènements sont encore jouables comme les « escapades atlantiques » pour lesquelles l’AMAP Mazerolles aimerait une prise en charge des flyers, 8000 visiteurs attendus.
  • Il y a toujours un compte du collectif AMAP44 porté par l’AMAP de la Prime pour l’interAMAP. La réalisation et la vente d’un badge « j’aime mon amap » ou un truc du genre pourrait également permettre le financement de ces actions.
  • Il y a également une mobilisation des AMAPs à faire autour de l’InterAMAP car il y a toujours une représentation fausse de ce qu’est ce collectif ou de ses actions.
  • Pourquoi pas une communication autour des paniers d’été, pourquoi pas profiter de la vitrine Nantes Capitale verte et plus généralement des amapiens aux mêmes qui peuvent contribuer à relayer les messages auprès des médias.
  • Un partenariat avec les actions liées au développement du commerce équitable pourrait être étudié.
  • Une bonne approche pour les AMAPs serait donc également de mieux se faire connaitre dans leur quartier et se regrouper localement pour mener leurs actions.
  • La présence d’un stand AMAP à la folie des plantes de Nantes l’année dernière est à reconduire.
  • Partenariat également à creuser avec le GAB: avec les « Bio autombales » en octobre ou le « Printemps Bio » en mai.

Pour ne pas reproduire l’échec de 2012 (réunion interamap, 5 actions, 20 volontaires, une seule personne qui s’implique réellement sur les 15 candidats) les participants proposent un groupe de travail restreint, pérenne impliqué pour mettre en œuvre ces échanges.
Rencontre le mardi 14 mai à 20h à l’AMAP de l’île.

Les participants ressentent également le besoin de se revoir avant l’été pour se remotiver et faire le point sur les actions engagées, poursuivre le partage d’expériences
Rencontre le 18 juin, lieu à déterminer.

dernière mise à jour le 21/04/2013 par H. Patrice

Malgré son caractère incomplet (47 producteurs/150 et 47 AMAPs distinctes/110) la rencontre a débuté  par une lecture collective des résultats partiels de l’enquête, uniquement sur les questions qui peuvent concerner la communication et la création de nouvelles AMAPs.
Plusieurs éléments clés peuvent ainsi être soulignés

  • Situation globalement stable pour les producteurs en termes de nombres de paniers et chiffre d’affaire
  • Si elle est stable la situation correspond en revanche à des difficultés économiques sur plus de la moitié des AMAPs (manque de mangeurs), légumes et hors légumes.
  • La moitié ont des listes d’attente (mais très peu étoffées)
  • Idéalement les producteurs souhaiteraient fonctionner avec plus d’AMAPs (on comptabilise 20 AMAPs supplémentaires rien que pour les légumes)
  • 10 AMAPs (sur 47 réponses) indiquent qu’une nouvelle AMAP proche ne serait pas un problème

Ces éléments sont tout à fait cohérents avec l’enquête 2012 avec néanmoins une légère amélioration de la situation globale.
En complément quelques autres constats ont été faits autour de la réunion

  • Succès auprès du public lors de plusieurs participations à des réunions publiques, salons et évènements
  • Forte amélioration de la fréquentation du site, en particulier de la rubrique « Rejoindre une AMAP », notamment entre sept et novembre 2012

Les échanges et débats

Les producteurs partagent les mêmes constats d’une tendance à la baisse des paniers, surtout dans les AMAPs périphériques ou rurales. Là les nouvelles AMAPs ont provoqué des baisses dans les AMAPs autour, et ces AMAPs n’ont pas retrouvé leur équilibre.
Les cas de dissensions internes ou de manque d’implication des coordinateurs au sein de certaines AMAPs génèrent des pertes de mangeurs qui mettent en péril certaines AMAPs.
Il faut être très prudent avec les nouvelles AMAPs, car si elles mangent les autres tout le monde sera perdant. Les situations de concurrence de plus en plus forte entre AMAPs proches sont également inquiétantes.
Le constat est donc partagé sur le fait que l’enjeu est donc avant tout d’attirer de nouveaux mangeurs vers les AMAPs.

Divers retours d’expériences ont été partagés également

  • Certaines AMAPs peuvent se permettre d’accepter de nouveaux contrats légumes en cours de route, ce qui est très pratique
  • L’importance des coordinateurs est centrale pour le nombre de contrats renouvelés, le coordinateur a un rôle prescripteur, et une action passive du coordinateur peut vite mettre en péril une AMAP.
  • Pour certaines AMAPs le site Internet joue un rôle essentiel mais ce n’est pas le seul canal et le travail de terrain (commerces, écoles, tractage, magazines municipaux) a une efficacité très forte. Il faut se faire connaître dans le quartier.
  • Beaucoup ressentent la nécessité de « se réinvestir » et donc également de communiquer au sein des AMAPs ou vers les AMAPs existantes pour se remobiliser sur les projets.
  • Des actions de communication internes mises en place (feuille de choux, informations hebdomadaires du producteur, envoyer des photos de ce qui se passe dans les champs) ont apporté de très bon retours de la part des mangeurs qui vivent mieux la relation de partenariat.
  • La mise en place d’un contrat annuel est vraiment la bienvenue car elle diminue fortement la lourdeur des renouvellements et le côté « saison A c’est bien, saison B je m’abstiens »
  • Le renouvellement des contrats en mai évite les éventuels opportunismes d’attendre septembre pour ne pas avoir à gérer les vacances
  • L’AMAP de Mazerolles a un retour d’expérience un peu particulier. Un coordinateur dédié au placement des paniers de vacances ou de ceux qui ne peuvent pas pendant une semaine donnée. Cela permet d’avoir  un vivier d’AMAPiens potentiels qui « goûtent » ainsi au système de temps en temps et restent mobilisés.
  • Trouver quelqu’un pour prendre son panier d’été est également efficace pour connaître le concept à de futurs mangeurs.
  • Tout le monde constate que les listes d’attente sont un problème. Quant elles existent au moment de contacter il est rare que les personnes soient encore intéressées, 75% de la liste s’évapore. Plusieurs AMAPs font donc la démarche d’impliquer rapidement et concrètement toute personne qui contacte l’AMAP et est potentiellement intéressée.
  • L’effet de la crise semble également important, surtout dans les quartiers plus défavorisés. Les prévisions de renouvellement y sont très basses.
  • L’un des motif les plus souvent évoqué pour les familles qui ne renouvellement est le sentiment de prendre les risques avec le système AMAP, sans les bénéfices : on y passe du temps, on a pas le choix, on est solidaire en cas de problème, on est engagé, on paye à l’avance, sans forcément que les contreparties soient ressenties.
  • Le manque d’échanges InterAMAP sur ce que vivent chaque AMAP, est également vécu par des AMAPs qui se sentent isolées, manquent de points de repères, ce qui peut contribuer à de la démotivation.
  • Le barbeucue convicial d’accueil des nouveaux AMAPiens, financé par une cotisation solide des mangeurs (10€ par an) pour acheter des produits des producteurs donne également un retour très très positif (on explique le fonctionnement, les valeurs, découverte des autres produits)
  • Retours également de participation à des évènements avec la mini-ferme ou encore le panier type, ont donné des résultats étonnants, notamment pour le Poisson, dans certains cas les coordinateurs se sont retrouvés à signer les contrats directement sur le stand.
  • Les AMAPs d’entreprise laissent une impression mitigée. Risquées pour certains car trop renfermées, une bonne piste pour d’autres ou un bon relais pour le développement des AMAPs. ( 4 AMAP d’entreprise actuellement )
  • Retour également des AMAPs du canton de la Chapelle/Erdre qui se sont regroupées localement pour mener des actions média communes comme le « collectif pour une alimentation saine ».

Le sentiment enfin que le AMAPs ne sont pas si connues que ça, que les idées reçues sont toujours les mêmes, que ça ne parle toujours pas à tout le monde et surtout qu’il y a toujours un très gros potentiel de nouveaux mangeurs, si on va les chercher.

Idées d’actions, pistes de travail et organisation

  • Sur le plan évènementiel, l’organisation de conférences, débats ne sont pas forcément vus comme la façon la plus efficace de s’adresser à de nouveaux mangeurs, car ces évènements attirent un public averti. Et donc déjà en AMAP.
  • La présence la plus forte possible au sein des évènements grands publics est en revanche vue comme très efficace. Plusieurs opportunités proches semblent ratées. D’autres évènements sont encore jouables comme les « escapades atlantiques » pour lesquelles l’AMAP Mazerolles aimerait une prise en charge des flyers, 8000 visiteurs attendus.
  • Il y a toujours un compte du collectif AMAP44 porté par l’AMAP de la Prime pour l’interAMAP. La réalisation et la vente d’un badge « j’aime mon amap » ou un truc du genre pourrait également permettre le financement de ces actions.
  • Il y a également une mobilisation des AMAPs à faire autour de l’InterAMAP car il y a toujours une représentation fausse de ce qu’est ce collectif ou de ses actions.
  • Pourquoi pas une communication autour des paniers d’été, pourquoi pas profiter de la vitrine Nantes Capitale verte et plus généralement des amapiens aux mêmes qui peuvent contribuer à relayer les messages auprès des médias.
  • Un partenariat avec les actions liées au développement du commerce équitable pourrait être étudié.
  • Une bonne approche pour les AMAPs serait donc également de mieux se faire connaitre dans leur quartier et se regrouper localement pour mener leurs actions.
  • La présence d’un stand AMAP à la folie des plantes de Nantes l’année dernière est à reconduire.
  • Partenariat également à creuser avec le GAB: avec les « Bio autombales » en octobre ou le « Printemps Bio » en mai.

Pour ne pas reproduire l’échec de 2012 (réunion interamap, 5 actions, 20 volontaires, une seule personne qui s’implique réellement sur les 15 candidats) les participants proposent un groupe de travail restreint, pérenne impliqué pour mettre en œuvre ces échanges.
Rencontre le mardi 14 mai à 20h à l’AMAP de l’île.

Les participants ressentent également le besoin de se revoir avant l’été pour se remotiver et faire le point sur les actions engagées, poursuivre le partage d’expériences
Rencontre le 18 juin, lieu à déterminer.

dernière mise à jour le 21/04/2013 par H. Patrice

Qu’est-ce qu’une AMAP ?

AMAP : Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne est un partenariat producteur/consommateur contractualisé.
– Le consommateur s’engage à payer à l’avance le juste prix de la production, à partager les aléas de cultures et du climat.
– Le producteur s’engage dans la transparence à produire sainement,  sans engrais de synthèse, sans pesticide ni herbicide ni OGM.

 

Qu’est-ce que CREAMAP ?

CREAMAP : Centre de Ressources pour l’Essaimage des AMAP. C’est le réseau national des « historiques » producteurs, consommateurs créateurs des premières AMAP dans leur localité. Ils sont rejoints par tout acteur expérimenté prêt à s’investir bénévolement dans la transmission du concept, dans le respect et le partage des bases fondamentales pour la viabilité et la durabilité du concept.

 

Histoire du partenariat AMAP

Suite à la première crise d’insécurité alimentaire au japon, dans les années 1970, des mères ont mis en place le « TEIKEI » en s’engageant à payer à l’avance des producteurs locaux pour avoir des produits sains. Le Teikei est notre référence historique à l’origine de l’AMAP. Il contribue au maintien des 10 millions de petits agriculteurs japonais.

Le livre : « Histoire de la première AMAP »

Le livre raconte la découverte du concept, l’histoire de la première AMAP, la méthode de transmission, les nombreux témoignages d’acteurs producteurs et consommateurs en France et ailleurs. Un ouvrage indispensable au maintien des fondamentaux des AMAP. En annexe, les outils nécessaires à la création et au fonctionnement de l’AMAP.

Mentions légalesContactez-nousIls parlent de nous sur le web