tél. : 04 94 30 03 13

Le mot d’Alain après son sinistre

Je vous envoie le texte que Alain a écrit pour l’interamap 49.
Après le feu dans ses hangars, Alain est sur la pente ascendante, heureusement ! grâce à la présence de son fils au moment du drame et aussi, comme il le dit, grâce aux Amapiens.
A tout bientôt – Francine

Bonjour à tous, amapiens et paysans en amap,

A la ferme des Harbaux, le mercredi 13 novembre vers 6h30 un incendie s’est déclaré dans l’abattoir des volailles (réchaud à gaz qui s’est emballé? court circuit électrique?). Le feu s’est ensuite propagé à la chambre froide, au poulailler, au hangar de stockage de paille, de foin et céréales. C’est donc un peu plus de 600m2 de bâtiment et toute l’activité amapienne, volailles en vente directe, qui se trouvent anéantis en même pas une heure.
Heureusement l’assurance du bâtiment va marcher. Et j’avais revu récemment mes contrats incluant ma nouvelle activité amapienne. Ceux-ci stipulent « reconstruction à l’identique » (moins la vétusté, c’est là que la discussion risque d’être âpre).
Sur le moment, abattement total, envie de tout arrêter. Mais les nombreux mots de soutien de votre part (je vous remercie),  puis une rencontre avec des représentants amapiens et paysans  m’ont redonné envie de rebondir, repartir, reconstruire, pour vous, pour moi, pour  l’amap (auquel j’ai cru dès le début), et penser pour plus tard, plus loin c’est à dire « transmission ». Mais ce sera long.
Reconstruire mais bien réfléchir:

-surtout séparer les fonctions des bâtiments (au moins qu’un seul ne brûle…)
-en profiter pour restructurer, penser fonctionnalité, bien dimensionner à l’activité amapienne tout en pensant évolution.
-pourquoi ne pas concevoir la partie abattoir/transfo de manière collective ( en cuma, mobile, …?). Cet outil manque cruellement en Maine et Loire, je sais que beaucoup de paysans vont faire abattre assez loin et cela permettrait d’inclure des jeunes. J’ai mes idées (bio, durable, amap, petite taille, local, gérer par les paysans…). Si cela vous intéresse, contactez moi.
Et la solidarité amapienne qui se manifeste en:
– une très bonne compréhension face à cet aléas et ses bouleversements.
-une confiance et la reconduction des contrats en 2014.
-une souscription pour un prêt solidaire, Sot l’y laisse*, va se mettre en place.  Il me permettra de redémarrer vite dans des chalets déplaçables.
-des coups de main seront les bienvenus mais seulement quand il faudra reconstruire (pour l’instant le site est trop dangereux et de plus contient des débris d’amiante, seules des entreprises spécialisées peuvent intervenir).
-un concert solidaire va être organisé.

Si j’en fais part à l’inter amap 49,  c’est surtout pour partager cette mauvaise expérience, donner à réfléchir à des mesures de prévention applicables sur vos fermes et mettre en avant l’exception amapienne.

A bientôt.
Alain Chazerault

« Le sot l’y laisse »  ce sont les 2 petits morceaux en forme d’huitre situés le long de la colonne vertébrale, dans les creux d’os symétriques au niveau du bas du dos. On dit que c’est le meilleur morceau du poulet. Est bien sot celui qui ne le voit pas ou qui le laisse.)

Qu’est-ce qu’une AMAP ?

AMAP : Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne est un partenariat producteur/consommateur contractualisé.
– Le consommateur s’engage à payer à l’avance le juste prix de la production, à partager les aléas de cultures et du climat.
– Le producteur s’engage dans la transparence à produire sainement,  sans engrais de synthèse, sans pesticide ni herbicide ni OGM.

 

Qu’est-ce que CREAMAP ?

CREAMAP : Centre de Ressources pour l’Essaimage des AMAP. C’est le réseau national des « historiques » producteurs, consommateurs créateurs des premières AMAP dans leur localité. Ils sont rejoints par tout acteur expérimenté prêt à s’investir bénévolement dans la transmission du concept, dans le respect et le partage des bases fondamentales pour la viabilité et la durabilité du concept.

 

Histoire du partenariat AMAP

Suite à la première crise d’insécurité alimentaire au japon, dans les années 1970, des mères ont mis en place le « TEIKEI » en s’engageant à payer à l’avance des producteurs locaux pour avoir des produits sains. Le Teikei est notre référence historique à l’origine de l’AMAP. Il contribue au maintien des 10 millions de petits agriculteurs japonais.

Le livre : « Histoire de la première AMAP »

Le livre raconte la découverte du concept, l’histoire de la première AMAP, la méthode de transmission, les nombreux témoignages d’acteurs producteurs et consommateurs en France et ailleurs. Un ouvrage indispensable au maintien des fondamentaux des AMAP. En annexe, les outils nécessaires à la création et au fonctionnement de l’AMAP.

Mentions légalesContactez-nousIls parlent de nous sur le web